A l'occasion de la remise à Marseille
du Prix Albert Londres 2006,
le Club de la Presse de Marseille a organisé, sur une idée de Laurence Fritsch-Ory, un prix pour les lycéens.
Dénommé
"Prix du Cercle des gardiens du phare "
en hommage au phare de Planier,
il récompense un texte de lycéen présentant un lieu de Marseille d'une façon journalistique en lui donnant une âme comme savait si bien le faire Albert Londres.
Pour avoir accès au réglement du prix, cliquez ici.

Photo Club de la presse/Robert Poulain
Dans le cadre de la remise des prix du Club de la Presse, Laurence Fritsch-Ory a présenté les textes et leurs auteurs lycéens.
Le texte du lauréat, Denis Alcaniz, sur le "Marché du Soleil" a été publié dans l'ouvrage collectif du:
Club de la Presse Marseille Provence Alpes du Sud et de l'Union des Photographes Créateurs Méditerranée:
Mémoires du quotidien, écrits et images du sud,
publié par EncragEdition en septembre 2006
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Remise du Prix du Cercle des Gardiens du Phare
20 mai 2006
Le Cercle des Gardiens du Phare. Tel est le nom que nous avons donné à ce prix des lycéens, et nous avions pour cela une excellente raison :
Albert Londres avait dédié son livre au Gardien du Phare de Planier devenu « Planier la Liberté ». Un gardien de phare, c’est un solitaire, poète à ses heures. C’est surtout celui qui garde le passage, le seuil et permet de trouver la voie vers la terre en évitant les écueils. Le gardien du phare est un passeur, un veilleur.
Les lycéens, de par leur âge et leur statut, sont quant à eux au milieu de la passe ; ils se situent à la lisière de deux mondes tout comme le gardien du phare, entre ciel et mer, entre mer et terre. Mais qui d’autre mieux que nos « jeunes » incarnent aujourd’hui l’espoir de notre cité de construire pour demain des veilleurs, des gardiens du phare de la liberté, de l’égalité, de la fraternité ?
Le Prix du Cercle des Gardiens du Phare récompense un texte en prose qui doit faire l’éloge ou la critique d’un lieu, d’une facette de Marseille. Coup de cœur ou de colère, billet d’humeur ou d’humour, tout était permis à nos lycéens. Le jury composé de journalistes et d’écrivains marseillais a apprécié l’écriture ainsi que l’ouverture à l’Europe et au monde que le règlement du prix spécifiait. Mais son critère principal fut le suivant : à l’image des articles des grands reporters, et selon les termes même d’Albert Londres, il fallait que le lycéen « glisse sa plume dans la plaie », que son texte ait du charisme, qu’il ait une âme et traduise un esprit aussi libre que le sont les mouettes du Planier.
Dans le contexte difficile de ces derniers mois (1), nous sommes particulièrement heureux que six élèves, représentant cinq lycées, nous adressent leur copie. Curieusement, mais je crois bien que ce n’est pas un hasard, ils sont représentatifs de la diversité de notre cité. On compte deux lycées privés et trois lycées publics parmi lesquels un lycée d’enseignement professionnel et un lycée classé en ZEP. Ont participé quatre garçons et deux filles qui ont planché sur des sujets très variés.
Avant de proclamer le nom de l’heureux élu, nous souhaitons rendre hommage et féliciter chaudement les six lycéens qui ont travaillé dans ces conditions. Pour leur motivation, pour la qualité de leur travail tant par les thèmes choisis que par l’écriture, ils méritent tous un cadeau qu’ils recevront de toute façon ainsi que vos chaleureux applaudissements.
J’appelle donc sur l’estrade par ordre alphabétique :
Denis Alcaniz, élève de seconde au lycée Antonin Artaud
Anicha Benali, élève de seconde au lycée Victor Hugo
Cecile Genevois, élève de seconde au lycée Saint Joseph les Maristes
Benoit Gorlich et William Kels, élèves de première au lycée Périer
Jean Baptiste Pournot, élève de première au lycée Chevreul Blancarde

Les lycéens se trouvent dans l'ordre alphabétique, de gauche à droite, JB Pournot se situant au second plan. Photo Club de la Presse/Robert Poulain
Et voici les cinq thèmes qu'ils ont traités:
Denis a dit son coup de coeur pour le Marché du Soleil,
Anicha s'est fait l'interprête du grand escalier monumental de la Gare Saint Charles,
Cécile a reflété Marseille dans le miroir de son cinéma,
Benoît et WIlliam ont regardé l'Alcazar avec les yeux nostalgiques de sa porte d'entrée,
Jean-Baptiste s'est fait le chantre de l'opéra de Marseille.
CInq textes dont il faut saluer la qualité et dont les auteurs ont su faire preuve tour à tour d'émotion, de rigueur et d'humour!
Saluons maintenant le gagnant...Denis Alcaniz
Laurence Fritsch-Ory 20 mai 2006