Laurence Fritsch

Actualité
Accueil
Qui suis-je?
Plan du site
Mes livres
Mes traductions
Direction d'ouvrages
Publications scientifiques
Itinéraires culturels BdR
Marseille, chemin de lumière
Aix, chemin de lumière
Arles, chemin de lumière
Martigues, chemin de lumière
Sur les pas de Marie-Madeleine
Sur les pas des vierges noires
Sur les pas de la Tarasque et du drac
Sur les pas des templiers
Sur les pas du taureau divinisé
Fêtes à charrettes
Sur les pas des sorcières
Plantes magiques, un itinéraire de découvertes
Evénements culturels
Colloques sur l'éthique
Pistes de réflexion ...
Espace enseignant
Pour mes élèves
Me contacter
Sites recommandés

 

 

  Itinéraire spirituel

  sur les pas de Marie-Madeleine en Provence





C’est l’histoire d’une femme aux visages multiples. Car les Ecritures novo testamentaires se recoupent et se recouvrent. Saint Luc raconte la scène suivante : « un pharisien pria Jésus de manger avec lui… Et voici une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait et bientôt elle les mouilla de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa et les oignit de parfum. »[1]

 

C’est donc chez Simon le Lépreux que Jésus rencontra pour la première fois Marie de Béthanie qui lui témoigna beaucoup d’humbles attentions, ce qui fit dire à Jésus : « Ses nombreux péchés lui seront pardonnés car elle a beaucoup aimé. » Bientôt Marie de Magdala vint lui succéder « de laquelle étaient sortis sept démons »… comme autant de péchés capitaux ? Ces femmes assistèrent à la Passion et, au lundi de Pâques, se rendirent au tombeau pour embaumer le corps du Christ. C’est alors que Jésus ressuscité apparut à Marie de Magdala et se fit reconnaître d’elle avant de faire son ascension vers le Ciel. C’est ainsi que naquit, dans l’hagiographie médiévale, la figure multiple de Marie Madeleine. De retour d’Ephèse où elle séjourna avec la Sainte Vierge, la mère du Christ, Marie Madeleine fut chassée par les juifs, les habitants de la Judée, qui la haïssaient pour avoir été aimée de Jésus. C’est ainsi qu’ils la firent monter avec ses compagnons d’infortune Lazare et Marthe, Marie Salomé et Marie-Jacobé, Maximin, l’un des disciples de Jésus, Sidoine, l’aveugle-né sur une embarcation misérable dépouillé de tout ce qui était nécessaire à la navigation pour qu’ils périssent noyés.

 

La Barque des Saintes Maries accoste en Camargue
C’est bien sûr sur les rives de la Camargue que débute notre itinéraire, avec l’arrivée de la barque des chrétiens guidée par la Providence. Nous sommes en l’an 45 de notre ère et le site de l’oppidum priscum Râ n’est guère accueillant. C’est un désert – au sens érémitique du terme. Loin des villes surpeuplées de Massalia et d’Arelatum[2] – à l’échelle de l’époque entendons nous bien ! – elle ne connaît d’habitants que quelques chasseurs et pêcheurs égarés vivant à l’état quasiment sauvage. L’étendue est marécageuse et balayée par les vents. Mais à peine le pied posé à terre, voilà que les chrétiens trouvent une source d’eau douce. Il élèvent là, dit-on, un petit autel d’argile pétrie. On retrouvera au XVe siècle lors des fouilles ordonnées par le roi René à environ deux mètres de profondeur une colonne de pierre blanche très usée surmontée d’un petit bloc de marbre ; le premier oratoire des apôtres. Le bruit court qu’en ces lieux les Grecs auraient élevé un temple à l’Artémis d’Ephèse. De fait on y a retrouvé un cippe dédié aux Junons, les Matres honorées comme fécondatrices par les Romains. [3] Elles se trouve dans la crypte de l’église des Saintes-Maries-de-la Mer non loin de la statue de Sara, la « vierge noire » de ce lieu à la légende aussi prolixe qu’ambiguë.

 

C’est là, au plus intime du sanctuaire, que commence pour le touriste une pérégrination spirituelle, un peu à l'image de ce que les gitans font lors du pélerinage annuel en lhonneur de Sainte Sara.

La mémoire du mythe est parfois défaillante, à moins qu’elle ne s’arrange avec les dates car Maximin et Sidoine furent des saints d’Auvergne , Lazare évêque d’Aix au Ve siècle, les deux Maries et Sara des martyres perses du IVe siècle dont les reliques furent apportées plus tard dans le sud de la Gaule.[4] Rassurez-vous, je ne vous inviterai pas à remonter les siècles, tout juste l’escalier de la crypte pour découvrir le pittoresque village des Saintes-Maries-de-la-Mer traverser cette Camargue qui fait la fierté de notre sud - où l’on peut tout simplement s’imaginer ce que devait être la vie sur les rives de ses roubines et sur ses étendues de sansouire aujourd’hui encore difficiles à domestiquer. Entre Camargue marécageuse et Crau aride, quel fut le chemin suivi par Madeleine et Lazare pour se rendre à Marseille ? La légende ne le dit pas mais il semble que les apôtres soient montés jusqu’à Arelatum où il se sont séparés de Marthe.

Quant à nous, nous vous suggérons de vous fondre dans la nature pour mieux comprendre la sombre magie de ces terres en prenant les chemins de traverse autour pour contourner l’étang de Vaccarès, d’abord à la sortie des Saintes, la D85A qui rejoint la départementale au lieu-dit Pioch-Badet puis la D 570 jusqu’à la bifurcation vers la droite de la D37 un peu avant le lieu-dit Albaron[5]. Cœur du delta du Rhône qu’Hésiode considérait comme une des trois bouches de l’Enfer (les autres étant le Pô et le Rhin). Il est vrai que les « radeaux » spongieux et instables qui composent cette île immense aux terres mouvantes, aux forêts autrefois fournies, aux ormes légendaires, abritent maints mystères et maintes légendes.

 

Savez-vous que « lorsque soufflent les vents étésiens, le fond de cet étang (de Vaccarès) de soulève, (que) les terres s’amassent et forment une telle couche de poussière que sa surface en devient solide et que les habitants pêchent au harpon tous les poissons qu’ils veulent »[6] ?

 

Elégante explication de la seguado, cette pêche miraculeuse due à l’évaporation de l’eau et à l’aveuglement du poisson par le sel de telle sorte qu’on peut l’attraper sans qu’il résiste. Savez-vous que la silhouette diaphane de la « dame blanche » parait la nuit au voyageur sur des sentes perdues ? Mais le jour, le nez dans les roseaux, les pieds foulant les salicornes, vous sentirez les odeurs musquées des tamaris, faux-indigotiers et autres orchis de Robert qui font de ce parterre en saison un tableau impressionniste dans les camaïeux de rose que n’aurait pas renié Renoir. Et vous serez au plus près des chants parfois surprenants des sternes, hérons, et autres échasses et des chevaliers arlequins qui transitent en été par la Camargue en route vers l’Afrique.

Car, si toutes les saisons sont belles à la Camargue, la date la plus opportune en hommage à Marie-Madeleine est le mois de juillet ; il serait ainsi judicieux dans l’idéal de consacrer trois jours à ce parcours, les 20-21 et 22 juillet afin de se trouver le jour anniversaire de la mort de la sainte femme[7] à la Sainte-Baume.

Marie Madeleine à Marseille

Après une journée camarguaise, on parvient à Marseille, non sans avoir suivi la côte en rejoignant d’abord Salins de Giraud par la D36, en y prenant le bac tant qu’il existe encore pour passer le bras du Rhône avant de prendre des routes plus industrielles comme la N 26 puis l’autoroute et s’être peut-être arrêté aux sites archéologiques de Saint Blaise (signalé sur la N 568 dans un des immenses ronds points qui la rythment au carrefour avec la N569) qui ne comportent pas moins de trios villes édifiées en trois siècles du VIIe siècle avant Jésus Christ à l’implantation phocéenne et de La Couronne (sortie Martigues sud Lavéra) qui prouve que les anciens savaient construire une ferme comme on construisait une cathédrale, selon des mesures solaires et sacrées[8].

A Marseille, on dit que Marie-Madeleine prêcha mais les avis diffèrent sur l’endroit exact de cette prédication . D’aucuns inclinent à penser que ce fut sur la rive méridionale du Lacydon. Là où Lazare s’était installé, dans la carrière à ciel ouvert prolongée par des galeries creusées dans le roc, sur le site de la nécropole païenne dont les riverains – rares à cette époque- venaient allégrement piller les sarcophages en marbre. Dans la crypte de l’église Saint-Victor, construite autour de celui-ci et du tombeau, on voit le siège de Lazare taillé à même le rocher où il administrait sans doute les sacrements, surmonté d’une figure maladroite mais impressionnante sculptée vers le Ve siècle dans la pierre et le représentant avec la palme du martyr et le bâton pastoral.

 

Non loin de là, la vierge noire de Marseille, Notre-Dame-de-Confession, veille sur les sarcophages des deux premiers martyrs chrétiens d’occident. Lazare fut enterré là, dans cette grotte primordiale. La tradition rapporte que Marie Madeleine l’accompagna dans sa retraite. Mais selon les dires d’un pèlerin allemand du XVe siècle, le lieu de prédication de la sainte se situerait plutôt du côté de la place de Lenche tout près de la Major sur un site où Cassien installa au IVe siècle un monastère de femmes aujourd’hui totalement disparu. Plus précis encore, Jehan Réal affirme ; « quand la dévote Madeleine vit la gent assemblée en ce temple pour sacrifier aux idoles, elle se leva paisiblement, à face joyeuse, à langue diserte et bien parlant, et commença à prêcher Jésus-Christ… »[9] Du reste, là où se trouve le carrefour actuel des Treize-Coins, sur les flancs du quartier du Panier, se trouvait le temple d’Artémis d’Ephèse, longtemps perpétué par une petite chapelle. Or le culte de Madeleine est toujours lié à celui des déesses-mères et des vierges noires[10].


A l'ancienne Sainte-Marie-Majeure
C’est donc à la balade dans le Panier que nous vous invitons, dans ce lieu de fondation de Phocée où naquit la chrétienté occidentale. Sous les bâtiments de Notre-Dame-de-la-Major (dont le nom seul rappelle le culte de la Magna mater) et de Radio Dialogue, au moment de leur construction, on a inventé les vestiges du plus vieux baptistère du monde chrétien européen, datant du IVe siècle. Il faut découvrir l’ancienne cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille, l’un des plus beaux édifices romans de Provence, aujourd’hui en cours de réfection par les Compagnons et à demi-enterrée au pied nord de la nouvelle Major. Elle est remarquable par son abside à sept pans décorée d’une arcature aveugle et d’une coupole octogonale ajoutée au XIIe siècle. Mais ce sont d’autres points qui attirent l’attention du pèlerin de Marie-Madeleine, Dans la chapelle Saint-Lazare, elle présente le saint surmontant la barque qui l’amena en Provence. Quant à la chapelle Saint-Serenus, elle abrite un sarcophage présentant entre un « enseignant » et un « voyageur » une Vierge à l’enfant dont le hiératisme rappelle les « trônes de sagesse » de l’âge roman et particulièrement des vierges noires qui tiennent l’enfant Jésus bien droit dans leur giron. Elle contient également un relief de faïence monumental représentant une descente de croix attribué à l’atelier des Della Robbia entre 1447 et 1530. On y voit autour du corps du Christ allongé au pied de la Croix, la Vierge Marie, Marie Jacobé, Marie Salomé et, essuyant les pieds du Seigneur, Marie-Madeleine reconnaissable à sa longue chevelure frisée tombant jusqu’à la ceinture et très probablement Sara debout derrière elle. En arrière plan, quatre anges volent au dessus du groupe éploré dont les yeux sont sertis de manganèse.

Marie Madeleine à Aix
Après sept ans, Marei-Madeleine aurait gagné Aix si l’on en croit les dires de Gui de Fos au XIIIe siècle et Joinville rapportés par Jean-Paul Clébert. Seule la légende assure que Madeleine prêcha au pied d’un petit oratoire sur l’emplacement duquel fut bâtie la cathédrale Saint Sauveur. C’est là qu’on l’honore ; elle y est représentée par ailleurs sur le vantail gauche du retable du « Buisson ardent » derrière le roi René priant à genoux en habit de chanoine. Il est certain qu’à Aix, Marie-Madeleine pouvait trouver un auditoire important car nombreux étaient les salyens qui venaient se baigner dans les sources chaudes du lieu bientôt organisées en thermes par Sextius, eaux chaudes réputées pour rendre les femmes fécondes grâce à la divinité qu’elles imploraient en se baignant. Malheureusement peu de vestiges subsistent de cette éventuelle prédication et Marie-Madeleine, quittant Maximin devenu évêque d’Aix, continue son chemin vers la Sainte Baume, soit en venant d’Aix, soit en revenant à Marseille mais dans les deux cas en rejoignant et en suivant le cours de l’Huveaune, celle-là même qu’on a dit née des larmes de la sainte car les débordements de la légende ne tarissent pas non plus.

Pélerinage vers la Sainte Baume
Si l’on part d’Aix, on suivra la fameuse nationale 7, elle-même superposée plus ou moins à la voie aurélienne romaine, ancienne route suivie par Heraklès lorsqu’il revient du Jardin des Hespérides, après avoir involontairement créé la plaine de la Crau en luttant contre les Titans : on prendra alors le chemin de Chateauneuf-le-Rouge, Rousset, Pourcieux. Si l’on part de Marseille, on suivra le cours de la rivière qui débouche en Méditerranée loin de la ville sur le rivage derrière la colline de la Garde. Là où au XIIIe siècle sera fondée l’église de Notre-Dame-de-l’Huveaune, première vierge noire de Marseille[11] autour d’un monastère de femmes là encore. On sortira donc de la ville par Saint Loup, La Valbarelle, la Pomme, La Treille, La Penne sur Huveaune, Aubagne, Gémenos, Roquevaire, Auriol, suivant en ceci une bonne partie de la route que prit Marcel Pagnol vers son cher Garlaban. Au milieu du Ie siècle, qu’existait-il de ces villes ? Aubagne n’est cité qu’au Xe siècle et Roquevaire au XIIe siècle. Mais l’argile existait déjà dans le sol de la première qui permit aux maîtres-potiers et aux faïenciers de prospérer au XVIIIe siècle et la forêt était certainement encore plus dense à Gémenos au creux de laquelle se fonda l’abbaye cistercienne de Saint-Pons, majestueux bâtiment d’un monastère féminin entièrement rénové aujourd’hui. Faut-il y voir là un signe ? Les deux lieux font une promenade magnifique avant de terminer cette troisième journée par une visite à la Sainte Baume. En suivant le chemin de Marie-Madeleine en Provence, vous aurez traverser d’ouest en est tout le département des Bouches-du-Rhône, exactement à l’inverse des romains colonisant la Provincia.

Il y a peu de chances que vous bénéficiez des mêmes services que Marie-Madeleine en arrivant au pied du massif dans le département limitrophe[12]. Car au seuil de ce bois sacré, chanté par Lucain contemporain des faits légendaires que nous rapportons ici, peuplé de statues de dieux sculptés à traits grossiers de serpe dans le bois, riche de sources noires, lugubre du souvenir des sacrifices humains sous le haut patronage de Notre-Dame-des-Contours l’une des druidesses archaïques, Marie-Madeleine fut portée par les anges jusqu’à la grotte qui l’abrita et où elle vécut près de trente ans, vêtue de ses seuls cheveux et de quelques feuilles, se nourrissant de racines, s’abreuvant à la source de l’Huveaune et de ses propres pleurs , dans une solitude absolue mais portée en lévitation par les anges jusqu’au Saint Pilon sept fois par jour aux heures canoniales… et par nuit ajouta un observateur scrupuleux de la légende, le père Elie, soit pas moins de 75 000 extases en trente années d’érémitisme. Entrecoupées de pleurs, ce qui aura engendré l’expression du XIXe siècle « pleurer comme une Madeleine ». « Chapelet d’affliction » remplaçant les colliers de perle de la femme de mauvaise vie devenue coupe recevant la parole de Dieu. Mais la légende ne manque pas d’humour qui dit qu’au bout de sept ans, Dieu interpella Madeleine et lui demanda de formuler un vœu : elle souhaita un peu d’eau propre pour se laver les mains. Une source jaillit mais en regardant ses mains toutes roses et adoucies, elle s’extasia trop vite : « Oh les jolies mains ». Dieu renouvela la pénitence pour 23 ans et des sanglots de Madeleine naquirent le Latay et l’Issole, le Caramy, le Cauron et le Péruy et surtout l’Huveaune qui refit en signe d’hommage le chemin inverse parcouru par la sainte[13].



Au pied de la falaise à l’ouest du refuge de Marie-Madeleine, on découvrira la Grotte aux Œufs qui doit son nom à des concrétions calcaires de forme ovoïdale. L’entré ogivale comme celle du vagin féminin (environ 60 cm de large sur 6 m de haut) donne accès à une salle haute et humide divisée en trois parties où l’on peu se hasarder avec une lampe pour admirer les cristallisations des saillies du rocher. On dit que ce sont les iou de la Santo Baumo, les œufs de la sainte Baume, les œufs de vipère que Marie Madeleine aurait écrasés en arrivant dans la grotte, en souvenir desquels on fabriquait autrefois les « coucounets », petits reliquaires taillés dans des coquilles d’œufs, pèlerinage obligé des jeunes mariés en pays provençal qui y laissent des castellets, petits monticules de pierres, en guise de rite de fécondité.

Autre symbolisme fort que la sainte nous laisse par delà la mort. Une langue intacte engendrant une branche de fenouil, dans la tradition du rameau de verdure né du corps d’un héros [14]. La prédicatrice nous fait un signe. Et-ce pour nous dire de toujours veiller à ce que nos paroles soient fécondes ?

 

 

La patronne de la Provence sous les auspices de laquelle les compagnons viennent recevoir leur couleurs au terme de leur tour de France restera une veilleuse invitant chacun de ceux qui viennent lui rendre hommage à maintenir leur vigilance au sein d’un monde qui dort pour s’y remettre toujours en question.

 

Dans l'iconographie qui la ressemble, enparticulier sur le bas-relief de Puget qui se trouve dans la crypte de l'abbaye Saint VIctor de Marseille, Marie-Madeleine contemple toujours un crane, rappel perpétuel de la vanité de la vie. On ne peut omettre la visite au tombeau de Marie-Madeleine, extrêmement impressionnant, à la superbe basilique de Saint Maximin pour clore ce parcours initiatique haut en couleurs, traversant les paysages les plus variés et les sites les plus connus du département.

Laurence Fritsch-Ory

 

Crédits photographiques;

Sainte-Marie-Madeleine ravie au dessus de la Sainte Baume, XVIe siècle, photo Giraudon

 Marie-Madeleine dans la grotte, gravuer du XVIIIe siècle, photo Bibli Cecano

Association ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France

--------------------------------------------------------------------------------

[1] Evangile de Saint Luc VII 36 sq. selon la traduction de Segond

[2] Marseille et Arles

[3] Voir Itinéraire sur les pas des Vierges Noires et des déesses-mères.

[4] D’après Coulson cité par Jean-Paul Clébert, Marie-Madeleine en Provence, aux éditions Philippe Lebaud sous la direction de Laurence Fritsch

[5] On pourra pousser un peu plus loin sur la départementale pour faire un tour au Musée Camarguais à quelque kilomètres de là puis après avoir contourné l’étang on ne manquera pas d’aller balader sur la digue à la mer, lieu privilégiée pour observer les espèces les plus sauvages.

[6] d’après le pseudo-Aristote.

[7] Le 22 juillet 75 rapporte la tradition et … saint Maximin qui la fit transporter dans son oratoire après lui avoir donné la communion et avoir recueilli son dernier souffle.

[8] Laurence Fritsch, Itinéraire spirituel en Provence, La Table Ronde, 1999, pages 32 sq.

[9] Cité par Jean-Paul Clébert, opus cité.

[10] Voir Itinéraire des vierges noires

[11] Au carrefour actuel du Prado et de la Corniche là où se dresse aujourd’hui le David.

[12] A défaut d’être porté au sommet, vous pourrez monter en voiture jusqu’au parking au pied du chemin qui monte à la grotte près de l’hostellerie de la Sainte Baume, lieu de séminaires et de recueillement tenu par des moniales où il est possible de séjourner sous certaines conditions. La grotte est encore fermée à ce jour pour travaux importants de consolidation.

[13] La légende ou plutôt les légendes se contredisent mais peu importe à qui croit… car elles sont toutes belles !

[14] D’Osiris naît le blé, d’Adonis les roses, d’Hiram l’acacia.